Musicien aventurier, Jean-Charles Richard suit un double cursus au CNSM de Paris, où il obtient à l’unanimité un Premier Prix de saxophone classique ainsi qu’un Diplôme de Formation Supérieure en jazz.
Titulaire des Certificats d’Aptitude en saxophone classique et en jazz, et d’un DEM d’analyse, il est aujourd’hui responsable de la classe de cycle spécialisé jazz et musiques improvisées au CRR de Paris ainsi qu’au Pôle Supérieur Paris – Boulogne-Billancourt.
Par goût des extrêmes, il choisit de se consacrer aux saxophones soprano et baryton. Sa curiosité musicale l’amène à se produire dans des contextes variés : avec des orchestres classiques (Orchestre de Paris, Orchestre des Prix du CNSM), des big bands (George Russell, Antoine Hervé, Jean-Loup Longnon), des fanfares de rue (La Bête a bon dos), auprès de chanteurs de variété, ou encore aux côtés de compositeurs contemporains (Karlheinz Stockhausen, Thierry Escaich, Alain Margoni).
Interprète, compositeur et improvisateur, il collabore avec de nombreuses figures majeures: Dave Liebman, Didier Levallet, David Patrois, Bernard Struber, Jean-François Baëz, Claudia Solal, Eric Löhrer, Didier Ithursarry, Daniel Humair…
Son premier album en solo, Faces (Herrade / Fairplay-Anticraft, 2006), a marqué les esprits (ffff Télérama, Choc du Mois Jazzman). Son second album, Traces, enregistré avec Peter Herbert et Wolfgang Reisinger, a reçu le Grand Prix Jazz de l’Académie Charles Cros. Avec la violoncelliste Pauline Bartissol, il propose une relecture des suites pour violoncelle de J.-S. Bach, tout en menant en parallèle L’Équilibre de Nash, un quintet co-dirigé avec Eric Prost.
Depuis 2006, il dirige divers orchestres à la croisée du jazz et de la musique classique : Sketches of Spain de Gil Evans (avec Dave Liebman en soliste invité), Cityscape de Claus Ogerman, Impressions de Jean-Marie Machado, ou encore le Newdecaband de Martial Solal avec l’Orchestre de l’Opéra de Lyon.
Son dernier album, L(EG)ACY (Subsequence / L’Heure du Loup / Inouïe Distribution), réalisé en duo avec Éric Löhrer (guitare), rend hommage à l’œuvre de Steve Lacy et met en lumière ses saxophones soprano et baryton.
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